(A.P.Hawzah) L’Émir des croyants, L'Imam Ali (que la paix soit sur lui), dit dans la Sagesse n° 20 du Nahj al-Balâghah :
أَقِیلُوا ذَوِی الْمُرُوءَاتِ عَثَرَاتِهِمْ، فَمَا یَعْثُرُ مِنْهُمْ عَاثِرٌ إِلَّا وَ [یَدُهُ بِیَدِ اللَّهِ] یَدُ اللَّهِ بِیَدِهِ یَرْفَعُهُ.Fermez les yeux sur les faux des personnes de noblesse, car nul d’entre elles ne trébuche sans que la Main de Dieu ne soit avec la sienne et ne le relève.
Explication :
Par l’expression «ذَوِی الْمُرُوءَاتِ», il faut entendre les personnes qui, leur vie se distinguent par la noblesse, la chevalerie, la bienveillance et le respect des droits d’autrui. De telles personnes, elles aussi, peuvent, comme tous les êtres humains, commettre parfois une erreur ou être victimes d’un faux pas.
L’expression «عَثَرَات», qui signifie « les faux pas » ou « les trébuchements », renferme une subtilité :
Il existe une différence fondamentale entre celui qui a bâti le fondement de sa vie sur la bonté et celui qui commet continuellement des injustices et porte atteinte aux droits d’autrui.
La parole de l’Émir des croyants (que la paix soit sur lui) s’adresse à la personne bienfaisante et honorable qui peut, pour une raison ou une autre, être victime d’un faux pas ; il convient donc, en fermant les yeux sur sa faute, de ne pas permettre qu’un seul faux pas anéantisse toute son image de bienfaisance.
Un autre point extrêmement subtil dans cette parole est que l’Émir des croyants (que la paix soit sur lui), par l’expression «یَدُ اللَّهِ بِیَدِهِ یَرْفَعُهُ», présente Dieu comme le soutien de la personne bienfaisante qui a trébuché. Si, nous aussi, nous fermons les yeux sur la faute de cette personne, nous nous sommes placés aux côtés de Dieu, le Tout-Puissant et le Très-Haut, et nous avons emprunté la même voie que Lui. Dans le cas contraire, nous nous sommes placés en opposition avec Lui ; car si, en refusant toute indulgence et tout pardon, et en mettant en évidence la faute de cette personne, nous cherchons à la faire tomber, nous devons savoir que Dieu Très-Haut a voulu que Sa miséricorde et Sa clémence l’englobe et qu’Il l’élève en dignité et en rang ; car il s’agit d’un bon serviteur de Dieu, et Dieu Très-Haut ne couvre pas Ses bons serviteurs de honte en raison de fautes occasionnelles.
Et, bien entendu, un tel serviteur connaît parfaitement la valeur de cette assistance divine : il se repent donc de ce faux pas et se remet de nouveau entre les bras de son Adoré.




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